Dans la course à l’automatisation, le secteur de la relocalisation a vu fleurir des outils de prévision alimentés par l’IA qui promettent une plus grande précision et une plus grande efficacité. Les grands acteurs du secteur de la relocalisation présentent ces outils comme l’avenir – des tableaux de bord impressionnants, des interfaces épurées et des affirmations audacieuses de précision.
Mais la réalité est là : L’IA et la technologie ne permettent pas encore de prévoir les coûts de relocalisation avec le niveau de précision dont les entreprises ont besoin. Et lorsqu’un budget est dépassé de 25 000 dollars ou plus, il y a plus qu’une simple frustration : c’est le chaos financier et opérationnel.
Chez All Points Relocation, nous suivons de près les nouvelles technologies. Nous voyons des promesses dans les outils de calcul des coûts d’affectation qui peuvent gérer les impôts, les majorations et les indemnités de manière de plus en plus sophistiquée. Mais lorsqu’il s’agit de relocalisations point à point, l’IA reste insuffisante et pourrait coûter cher aux entreprises et aux personnes transférées.
Les plus grandes failles des prévisions de relocalisation par l’IA
1. L’outil ne peut pas remplacer un entretien humain
Un budget de relocalisation ne se résume pas à des chiffres – il reflète les besoins réels d’une famille. Les outils d’IA prennent souvent un ensemble de données génériques (par exemple, une famille de quatre personnes déménageant de Vancouver à Calgary) et l’introduisent dans un modèle de prévision.
Mais en l’absence d’une véritable conversation, ces outils passent à côté de variables cruciales :
- Loueront-ils ou achèteront-ils ?
- Déménagent-ils dans un appartement ou une maison ?
- Ont-ils une grande collection de vins, un piano ancien ou des besoins de mise en caisse spécifiques ?
- Combien de chambres à coucher doivent-ils emballer et déménager ?
- Auront-ils besoin d’un stockage, d’un hébergement temporaire prolongé ou d’un soutien scolaire supplémentaire ?
Un entretien de 10 minutes avec la famille nous donnera une image bien plus claire que n’importe quel outil d’intelligence artificielle, en établissant le budget en fonction de leurs besoins réels plutôt que de la meilleure estimation d’un algorithme.
2. L’IA ignore le pouvoir d’un code postal
L’un des moyens les plus simples et les plus efficaces d’affiner les estimations des coûts de relocalisation consiste à utiliser le code postal spécifique d’un employé plutôt qu’une estimation générale de ville à ville.
Par exemple :
- Une maison à Kitsilano, à Vancouver, n’est pas la même qu’une maison à Surrey.
- Un déménagement du centre-ville de Toronto ne coûtera pas le même prix qu’un déménagement de Markham.
- L’ampleur d’un déménagement – nombre de chambres à coucher, superficie, restrictions liées aux ascenseurs – varie considérablement.
Pourtant, de nombreux outils d’IA s’appuient encore sur des moyennes générales par ville, qui sont trop vagues pour être exactes. Un code postal spécifique nous donne beaucoup plus d’informations sur le prix de vente probable de la maison, la taille de la cargaison d’articles ménagers et même la complexité de la logistique du déménagement (par exemple, les déménagements d’immeubles de grande hauteur nécessitent des ascenseurs et une manutention spécialisée).
3. L’IA ne permet pas d’obtenir des informations en temps réel sur le marché
Les coûts de relocalisation fluctuent. Les prix des logements, les tarifs des hébergements temporaires, les frais de déménagement et la demande de location varient constamment en fonction des conditions du marché.
De nombreux outils d’IA s’appuient sur des données historiques, qui deviennent rapidement obsolètes. Un outil de budgétisation utilisant les prix de location du dernier trimestre à Halifax pourrait sous-estimer considérablement les coûts si la demande a augmenté depuis.
Chez All Points Relocation, nous suivons les tendances du marché en temps réel. Nos données ne sont pas seulement historiques, elles sont étayées par des transactions réelles qui ont lieu aujourd’hui.
4. Une approche unique ne fonctionne pas
L’IA et les solutions technologiques s’épanouissent dans des processus reproductibles. Mais la relocalisation n’est pas une solution unique.
Certaines entreprises peuvent relocaliser des ingénieurs, qui s’attendent à un service de qualité et à un logement de fonction, tandis que d’autres relocalisent des directeurs de commerce de détail, qui ont besoin de solutions soucieuses de leur budget.
Un outil d’IA pourrait supposer que toutes les locations de deux chambres à coucher à Calgary correspondent à un budget de 2 000 $/mois, mais notre équipe le sait :
- Certains employés privilégient les déplacements à pied et sont prêts à payer plus cher pour une location en centre-ville.
- D’autres préfèrent les zones suburbaines avec un accès facile aux écoles et aux services familiaux.
- Certains ont besoin d’options meublées à court terme, qui sont plus chères.
Seule une véritable conversation (ou, au minimum, une recherche menée par des êtres humains) peut permettre d’adapter les estimations aux besoins d’un individu.
L’essentiel : Les clients veulent de la précision, pas seulement de la technologie tape-à-l’œil
Lorsque les entreprises planifient des budgets de relocalisation, elles ne veulent pas d’estimations – elles veulent de la précision. Un outil d’IA qui se trompe de 5 000 dollars peut être toléré, mais 25 000 dollars de moins ? C’est un problème.
Chez All Points Relocation, notre position officielle est simple :
- L’IA s’améliore et nous la suivons de près, mais aujourd’hui, c’est encore la vieille école qui l’emporte.
- Une approche humaine, étayée par des conversations réelles, des informations sur le marché et des données de localisation précises, sera toujours plus performante qu’un algorithme générique.
Oui, la technologie peut améliorer l’efficacité. Mais pour l’instant, en matière de prévisions budgétaires, l’expertise humaine reste irremplaçable.